Michel Boujenah et Pascal Elbé,
parrains de la Tsédaka 2009

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Michel Boujenah

On entend souvent et depuis longtemps : de toutes les façons les juifs sont riches. Cette idée parfois est même rentrée dans la mythologie de notre propre peuple. Il y en a qui disent « mais nous on s'en sort toujours … »

C'est comme ça qu'un jour un jeune homme appelé Ilan Halimi s'est fait kidnapper et torturer simplement parce que certains ont pensé que tous les juifs étaient riches.

La vérité, la réalité est bien différente. Beaucoup et beaucoup plus qu'on ne le pense vivent dans notre communauté en dessous du seuil de pauvreté.

A travers mon parrainage de la Tsédaka, j'ai rencontré une partie des associations qui s'occupent de ces enfants et de ces adultes qui vivent dans la pauvreté, et souvent dans l'anonymat. J'ai vu à quel point ces associations font un travail formidable non seulement pour la survie, mais pour la reconstruction d'être humains souvent extrêmement blessés. Dans ces centres et dans ces associations, j'ai rencontré des juifs, des musulmans, des catholiques.

Parce que quand on vient au secours de la souffrance on ne demande pas, on ne prend pas de renseignements sur les origines culturelle ou religieuses : on s'occupe seulement de la douleur. Alors la Tsédaka, c'est le moment dans l'année où on peut tous ensemble montrer qu'on s'occupe de ceux de notre communauté, mais aussi de ceux qui sont en-dehors et qui ont besoin de nous.

Je ne suis pas un grand érudit mais je sais, c'est écrit dans le Livre : « celui qui donne s'enrichit. » Alors j'espère qu'à la fin de la Tsédaka nous serons tous très très riches. Je vous embrasse.


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Pascal Elbé

Rejoindre toute l’équipe organisatrice, formidable d'implication, pour cette «petite aventure» qu'est le parrainage de la Tsédaka est et restera une expérience forte et unique pour moi.

Aller à la rencontre d'enfants autistes ou d'enfants placés en foyers, croiser leur regard, sentir leur énergie, m'a touché et porté.

Je garde par ailleurs une image malheureusement rare mais pleine de promesses : au centre pour enfants autistes Ohalei Yaacov, la femme d'un rabbin, psychologue, travaille main dans la main avec une éducatrice musulmane entourées d'enfants de toutes les origines…

Parrainer la Tsédaka m'a permis de rencontrer des héros anonymes, qui se donnent sans compter pour redonner espoir à ceux qui n'en n'ont parfois plus.

Parrainer la Tsédaka est aussi leur rendre hommage. Tous ensemble, aidons ceux qui vouent leur vie à aider les autres. Rejoignons-les dans leur combat pour la dignité et contre l'oubli.